Mickael
Je m'appelle Mickael Crispin, j'ai 26 ans et je suis né à Fort-de-France, en Martinique. J'ai été athlète compétitif la majeure partie de ma vie, et j'ai couru professionnellement pendant deux ans. Je suis une personne très calme et respectueuse ; en plus du cyclisme, j'aime la nature, les animaux, les motos et les sports automobiles.
Voici mon parcours dans le sport.
J'ai pris mon premier vélo à l'âge de 3 ans, sans roulettes, et dès l'âge de 5 ans, je faisais du vélo avec mon père. Mon père était un compétiteur de VTT en Martinique, et jusqu'à ce jour, il fait de longues balades sur route et en gravier. Il a terminé son premier Paris-Brest-Paris en 2023. Nous avions l'habitude de regarder le Tour de France, le VTT et le cyclo-cross en hiver, et c'est ainsi que j'ai développé ma passion pour le cyclisme. J'ai d'abord commencé par le VTT, puis le cyclisme sur route, puis le cyclo-cross.
À l'âge de 11 ans, je me suis plongé tête la première dans le monde du cyclo-cross, attiré par l'énergie électrisante des courses de Coupe du Monde télévisées. La vue des athlètes se battant dans les conditions les plus difficiles de l'hiver - boue, neige et tout le reste - a allumé en moi un feu qui ne pouvait être éteint. Je n'oublierai jamais le frisson de ces premières sorties, éclaboussant à travers les flaques de boue, avec une audace imprudente. Les paroles de mon père résonnaient dans mon esprit : "Reviens sale ; cela signifie que tu as tout donné." Et tout donner, c'est ce que j'ai fait. À chaque course, j'ai embrassé le défi, savourant la joie pure de repousser mes limites. La sensation de conquérir chaque obstacle - sauter par-dessus des planches, escalader des escaliers raides - alimentait ma détermination comme rien d'autre.
Et lorsque la victoire est finalement venue, sous la forme de mon premier titre de Champion de France en tant que Junior, ce n'était pas seulement une victoire. C'était une validation de chaque séance d'entraînement matinale, de chaque mile boueux parcouru, de chaque once de passion versée dans mon métier.
Ainsi, je me tiens ici, en tant que témoignage du pouvoir de la persévérance et de la croyance inébranlable qu'avec dévouement et cœur, tout est possible sur et en dehors du parcours.
J'ai les yeux rivés sur une saison complète de gravel en 2024…